Qui fuis-je ?

Un mois après ma naissance, Mitterrand est élu. Le lien de cause à effet n’est pas établi. L’enfance est heureuse ; l’adolescence, un long tunnel d’hébétude, comme tout le monde. Je ne cesse depuis de bredouiller du concept avec moi-même.

Peut-être me serais-je réveillé si pour mes vingt ans les Twins Towers ne s’étaient écroulées. Je me trouve désormais vissé sur Lyon, fantasmant une promenade en avion autour du monde. Je fume des clopes et me ronge les ongles : je m’autoterrorise comme un grand.

À la fac, je découvre le travail de Pierre Bourdieu et valide un bac+5 plus déprimant qu’émancipateur. Je deviens animateur socioculturel et affine mon goût pour la transmission et les dispositifs pédagogiques. Mais je plaque tout pour exercer le métier de chauffagiste. Je peine à trouver ma voie, comme une grande partie de ma génération.

La trentaine frappe en plein museau. Je réalise que la seule manière dont je pourrais décemment communiquer est de me mettre à écrire. Alors je m’y colle sérieusement.

En 2014, je cofonde les Artisans de la fiction, structure d’apprentissage à la narration littéraire, novatrice en France. J’y crée et anime des formations à la narration jusqu’en 2019.

Au fil des années, j’accompagne plus d’une centaine de projets d’apprentis écrivains : nouvelles, romans, projets de romans.

En 2019, afin de compléter mon expertise narrative par des compétences éditoriales, je me forme au métier de correcteur/préparateur de copie à Edinovo-Asfored

… et je fonde NARRATION(S).

Mon travail d’écrivain